Pourquoi j'écris ... et pourquoi j'utilise l'IA
Si vous parcourez les pages de ce blog, vous remarquerez sans doute une production littéraire abondante : romans, nouvelles, réflexions, analyses, projets en cours...
Pour certains lecteurs, une question viendra naturellement à l'esprit :
« Comment est-il possible de produire autant ? »
La réponse est simple : oui, j'utilise l'intelligence artificielle.
Et plutôt que de le cacher, je préfère en parler ouvertement.
Tout commence par un premier constat : j'aime lire.
Depuis toujours, la lecture me semble être l'une des expériences les plus extraordinaires qui soient. Aucun écran, aucun effet spécial, aucune technologie immersive ne rivalise réellement avec la puissance d'un livre. La lecture mobilise notre imaginaire, nourrit notre réflexion, développe notre sensibilité et nous permet d'habiter des mondes qui n'existent que dans notre esprit.
Lire donne souvent envie d'écrire.
Non pas nécessairement pour devenir écrivain, mais parce qu'un jour naît le désir d'exprimer à son tour une idée, une émotion, une histoire ou une vision du monde.
Longtemps pourtant, j'ai cru que l'écriture était réservée à ceux qui possédaient un talent particulier ou disposaient d'un temps considérable. Comme beaucoup de personnes, je regardais les auteurs avec admiration, mais aussi avec la conviction qu'ils appartenaient à un univers auquel je n'avais pas véritablement accès.
Puis l'intelligence artificielle est apparue.
Pour moi, elle n'a pas remplacé l'imagination.
Elle a rendu possible le passage à l'acte.
Elle est devenue un facilitateur, un partenaire de travail, un accélérateur de réflexion.
Bien sûr, lorsqu'on utilise l'IA, il serait excessif de se revendiquer écrivain dans l'acception traditionnelle du terme. Je comprends parfaitement cette réserve.
Mais alors, comment définir cette démarche ?
Je me sens davantage réalisateur, metteur en scène ou producteur de mes récits.
Les personnages, les univers, les intrigues, les thèmes, les questionnements philosophiques ou sociétaux qui traversent mes histoires viennent de mon imagination. L'intelligence artificielle m'aide à les développer, à les structurer, à les enrichir et parfois à les remettre en question.
Au fond, la démarche n'est pas si différente de celle du cinéma.
Personne ne prétend qu'un réalisateur n'est pas l'auteur de son film parce qu'il travaille avec des scénaristes, des acteurs, des décorateurs, des monteurs, des compositeurs ou des techniciens. Une œuvre cinématographique est le résultat d'une collaboration complexe où chacun apporte sa contribution.
Pourquoi la création littéraire assistée par l'intelligence artificielle devrait-elle être perçue différemment ?
Les outils évoluent. Les modes de création aussi.
Ce qui demeure, c'est l'intention.
C'est la vision.
C'est l'envie de raconter quelque chose qui mérite d'être partagé.
Je ne prétends pas détenir une vérité sur l'avenir de la création littéraire. Je sais simplement que j'éprouve un immense plaisir à imaginer des histoires, à construire des univers, à explorer des idées et à voir ces projets prendre forme.
L'intelligence artificielle ne remplace ni ma curiosité, ni mon imagination, ni mes choix.
Elle me permet simplement de leur donner une expression plus riche et plus aboutie.
Et finalement, la question essentielle n'est peut-être pas : « Comment cette œuvre a-t-elle été réalisée ? »
Mais plutôt :
« M'a-t-elle fait réfléchir ? M'a-t-elle ému ? M'a-t-elle donné envie de poursuivre la lecture ? »
Si les textes publiés sur ce blog parviennent à susciter une émotion, une réflexion, une critique ou un échange, alors l'objectif est atteint.
Car Le Bistrot Littéraire n'a jamais eu la prétention d'être une vitrine.
J'aimerais qu'il soit avant tout un lieu de rencontre autour des idées, des histoires et de l'imaginaire.
Et si ces pages donnent naissance à des discussions passionnées, à des désaccords féconds ou simplement à quelques instants d'évasion, alors je considérerai que l'aventure en valait la peine.
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